Saison 2009-2010

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, l’association Pygmalion qui œuvre pour la création et la diffusion de l’art contemporain en région, fut présente sur deux sites, l’un déjà emblématique de la ville d’Alençon : la Halle au Blé, l’autre en passe de le devenir : les anciens Bains-Douches Municipaux qui seront alloués à l’association après les travaux qui y seront effectués durant le premier semestre 2010. Les journées du patrimoine ont la particularité d’offrir la possibilité de pénétrer dans des bâtiments qui ne sont pas nécessairement aux normes. Ainsi l’association a-t-elle pu ouvrir au public les portes des Bains-Douches afin qu’il puisse les visiter dans l’état, avant leur réhabilitation en espace Inter-média. A cette occasion fut organisée une exposition collective et pluridisciplinaire.

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A chaque artiste, une douche. Ce dispositif simple et ludique a permis de présenter le travail de structures partenaires (Station Mir, Artank…) et d’artistes indépendants aux expressions diverses (installation, photo, vidéo, gravure, sculpture…) habitant et travaillant pour la plupart dans les trois départements de Basse-Normandie. Les pièces étant réalisées in situ, les artistes ont tenu compte de la spécificité du lieu pour offrir au public quatorze créations originales autour du thème de l’eau, de l’intimité, de la nudité…
Les Bains-Douches étaient un établissement mixte. Un mur central délimitait l’espace réservé aux hommes et celui réservé aux femmes. Pour ne pas déroger à la règle, la parité quant au choix des artistes exposants dans les cabines fut respectée.

A l’entrée, Eric Fank, comédien, recevait le public tandis qu’à l’extérieur Sonia Brault proposait un travail sur la mémoire du lieu, à base de témoignages d’anciens usagers des Bains-Douches et de photographies.

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Parallèlement à cette exposition, le collectif Tilt, composé de Yvan Etienne et de Brice Jeannin, a présenté à la Halle au Blé une installation, Glide, créée pour la circonstance, qui tenait compte de l’architecture et de l’acoustique particulière du lieu.

Au terme de la journée de samedi, à 19 heures, ce même collectif s’est produit en concert / performance.

En partenariat avec la société de transport Alto, un bus fut mis à la disposition du public (transport gratuit) qui effectua la navette toutes les vingt minutes entre les deux sites.

L’opération fut un réel succès : pas loin de 600 visiteurs à la Halle au Blé et environ 1200 visiteurs aux Bains-Douches sur le seul week-end.

En effet, la semaine qui suivit, le dispositif des Bains-Douches restait en place pour que l’association puisse accueillir des scolaires (5 classes soit 160 élèves) ainsi que des élèves du Centre d’Art voisin.

Ce succès doit bien sûr à la curiosité et à l’attachement des Alençonnais pour leur patrimoine mais il aura permis de faire appréhender à bon nombre d’entre eux les différentes expressions artistiques contemporaines. Les visiteurs étaient de fait curieux, surpris et étonnés, et n’hésitaient à demander des explications aux artistes présents.

Le partenariat avec la société de transport Alto aura été également déterminant dans l’afflux du public.

Pour cette opération le budget est équilibré. Dix-neuf intervenants en résidence (trois jours en moyenne) auront pu être défrayés et rémunérés, préfigurant ainsi la politique éditoriale qui sera menée régulièrement aux Bains-Douches dès la rentrée 2010.

L’association Pygmalion tient à remercier la Municipalité d’Alençon, le Conseil Général de l’Orne, le Conseil Régional de Basse-Normandie ainsi que la société de transport ALTO sans qui cette manifestation n’aurait pu avoir lieu.

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Durant tout le mois de février, Nicolas Tourte, artiste en résidence à Alençon, aura réalisé une douzaine de projections vidéo contextuelles sur différents sites de la ville (La Halle au Blé, Les Bains-Douches…) ainsi que chez des particuliers ou privés (La Renaissance, le pigeonnier de la ferme Vervaine…). Ces projections d’un soir ont attiré une cinquantaine de spectateurs par séance.

Nicolas Tourte est également intervenu auprès des élèves de Madame Busson, enseignante en arts plastiques au collège Saint-Exupéry, et auprès de stagiaires en insertion professionnelle via une émission de radio, Zones d’Ondes, en collaboration avec le GRETA.

De plus, une projection a eu lieu dans l’église de Gandelain, jetant les prémices des actions menées en direction des différents cantons du pays.
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Parallèlement, Nicolas Tourte présentait ses travaux graphiques et vidéo à la Médiathèque Charles Aveline. Cette exposition permanente servait de fil conducteur à ses interventions ponctuelles in situ. Des élèves de l’IUFM ont pu rencontrer l’artiste lors d’une visite guidée et ainsi appréhender son univers ludique qui questionne notre rapport à l’œuvre et à l’espace qu’elle investit.

En tout et pour tout, entre projections sur site et exposition à la Médiathèque, ce ne sont pas moins de mille visiteurs qui se seront déplacés, tous publics confondus (jeunes, adultes, passants – l’occupation de la vitrine de la Renaissance en plein centre ville en a surpris plus d’un ! – et public averti).

L’association Pygmalion, à l’initiative de cette manifestation, tient ici à remercier tous les partenaires qui s’y sont associés. Sans eux, Nicolas Tourte n’aurait pu donner toute la mesure de son talent.

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http://www.nicolastourte.com

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Revue de presse

L’ORNE HEBDO

Mardi 9 février 2010

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OUEST-FRANCE

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En convention avec l’université de Caen Basse-Normandie pour le compte de l’IUFM de Basse-Normandie, l’association Pygmalion et l’association Sol en Ciel se sont engagées à participer à la mise en œuvre de l’action de formation dans le domaine culturel, tel que le projet en a été approuvé par la commission mixte DRAC-IUFM lors de sa réunion annuelle de programmation définitive. L’intervention au sein de l’action de formation intitulée « croisement de deux disciplines : Arts visuels et Danse » a été assurée par Marie-Noëlle Deverre pour l’association Pygmalion et Anne Mousselet pour l’association Sol en Ciel.

Marie-Noëlle Deverre conçoit des œuvres corporelles, des costumes / sculptures qui ne demandent, pour prendre vie, qu’à être revêtus par des performeurs. Anne Mousselet, quant à elle, est danseuse – elle a collaboré, entre autres, avec Anne Térésa de Keersmaeker. Avec les stagiaires de l’IUFM, elles ont imaginé une chorégraphie articulée autour d’une de ces sculptures « prêtes à porter », en l’occurrence une pièce intitulée Mariage Improbable, une œuvre variable réalisée en 2008 qui, au fil des répétitions, évolua par retouches successives pour mieux s’accorder aux mouvements des danseurs et au désir (ou rejet) entretenu avec l’objet porté, objet relationnel s’il en est, en ce qu’il permit d’établir des échanges et de créer des connexions au sein du groupe. Forts de cette expérience, les stagiaires poursuivaient parallèlement cette démarche auprès d’élèves de classes primaires. A l’issu du stage, un spectacle fut présenté dans l’enceinte de l’IUFM.

Moment intense d’émotions et de partage pour l’ensemble des participants ce jeudi 4 mars 2010 dans les locaux de l’IUFM, sur le site de Montfoulon. Tous, enfants et adultes, surprennent par la qualité de leur présence sur scène et de l’interprétation de leur chorégraphie. Le parcours culturel, au croisement de deux disciplines artistiques, danse et arts visuels, mis en place pour un groupe de PE2 dans le cadre de la dominante, s’est prolongé par une expérimentation dans les classes. Trois classes sur trois cycles différents. La rencontre avec des œuvres, la rencontre avec des artistes sont au cœur de cette réussite. Le partenariat avec la plasticienne Marie-Noëlle Deverre et la danseuse Anne Mousselet a enrichi les projets artistiques.

Armelle Desmeules & Pascale Goudin,
formatrices EPS et Arts Visuels au centre d’Alençon

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Triste nouvelle

Michel Froger nous a quittés ce mardi 6 avril, terrassé par une crise cardiaque. Plasticien et musicien, il était aussi l’initiateur de l’association Pygmalion qui œuvre pour l’art contemporain en région et dont l’objectif est d’ouvrir un nouveau lieu culturel à Alençon, «  Les Bains-Douches ». Amis depuis plus de 20 ans, nous nous sommes d’emblée engagés à ses côtés (certains nous baptisèrent «Les pieds Nickelés », d’autres « La Sainte Trinité » ; nous ne réfutons rien). Nous perdons aujourd’hui un membre de notre trinôme et nous souhaitons partager un peu de notre douleur. Nous souhaitons par ce communiqué lui rendre hommage et adresser nos plus sincères condoléances à sa famille.

Richard Vinet et Nicolas Bardin

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François Kinder et Jacques de Crécy, ont investi les sous-sols de la Halle aux toiles du 9 au 25 avril. Loin d’être la juxtaposition de deux œuvres respectives, l’installation Inter-Media (sculpture, vidéo, lumière et son) qu’ils nous ont présentée témoigne au contraire d’une réelle complémentarité, dessinant à eux deux les contours d’un univers personnel et singulier. Bien plus qu’un simple accrochage, le montage de cette exposition fut en soi un travail de création in situ et aura nécessité la conception d’une scénographie particulière tenant compte de l’architecture du lieu. Ce pourquoi l’association Pygmalion convia ces artistes pour une résidence d’une huitaine de jours au début du mois afin qu’ils concrétisent leur projet.

La Halle aux Toiles est située en plein centre ville. Deux grands calicots dressés le long de la façade annonçaient l’événement et attirèrent l’attention des passants. Ainsi, outre notre public fidèle et grandissant (plus de 140 personnes présentes le jour du vernissage), cette exposition aura été visitée par un public très divers, pas forcément sensibilisé à l’art contemporain, mais surpris par l’originalité et la force évocatrice du travail présenté ainsi que par la beauté du site, les sous-sols magnifiquement restaurés de la Halle aux Toiles étant somme toute peu connus des alençonnais.

Durant ces deux semaines, nous reçûmes également des pensionnaires inscrits aux ateliers de pratiques artistiques du C.P.O (Alençon), de l’institut Godegrand (Sées) ainsi que de la Corne d’Or (Randonnai).

En tout et pour tout, plus de 700 visiteurs se seront déplacés. Au-delà de la quantité, nous tenons à évoquer ici la qualité de regard et d’écoute du public, chaque spectateur passant en moyenne plus d’une heure à visiter l’exposition. Certains mêmes revenaient le lendemain et tous ressentaient, à l’issu de la visite, le besoin d’échanger quelques mots avec les membres de l’association qui assuraient les permanences, afin d’en savoir plus et sur les artistes et sur l’essence de leur travail.

Nous tenons également à remercier François Kinder et Jacques de Crécy d’avoir fait preuve d’une rare autonomie dans la réalisation de cette exposition à un moment où l’association, suite à la disparition d’un de ses membres fondateurs, traversait une période difficile.

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« Tout recommencer » : une exposition comme une expérience intérieure

Quand ils en sortent, les visiteurs de l’exposition s’attardent encore pour échanger quelques mots avec ses gardiens. La plupart se sont attardés, contrairement à cet usage répandu de parcourir à pas pressé le lieu habité par un artiste. Ils ont tourné et viré, essayé sans doute de comprendre, au moins de cerner ce qui ne les laissait pas indifférents dans cette installation signée François Kinder et Jacques de Crécy. Parce que, comme le dit Camus, « l’homme est un animal qui veut du sens », et qu’ils se demandent quel discours ces œuvres tiennent, si elles parlent de la mort ou de la vie, conscients qu’ils sont en tous cas de leur force ; voici ce qu’ils ont envie de dire, les visiteurs aux gardiens. C’est que ces œuvres, outre l’art consommé dont elles témoignent, leur parlent, les troublent comme le font certaines histoires sans âges qu’elles semblent inventer dans un espace mythique, entre l’expérience d’une réelle présence au monde et à ses forces telluriques, et la fantaisie d’une imagerie terrible ou ludique, qui emprunte aussi bien aux rêves à décoder qu’à la bande dessinée créatrice d’ailleurs impossibles mieux que le cinéma qui s’en empare parfois. Ces œuvres inspirent autant qu’elles sont inspirées, elles parlent à notre intime, à ce qui est de soi, et pour cela elles sont belles, évidemment belles. Elles dérangent – nos habitudes au moins – et vont fouiller ce qu’on n’attendait pas. Y compris l’étrange lien qui s’établit entre elles et le « sable » de Michel Froger, que l’association Pygmalion, organisatrice de l’événement, a posé à l’entrée, en hommage discret à l’ami disparu. Entre elles et le beau lieu qu’est le sous-sol de la Halle aux toiles pour une exposition aussi. Entre les calicots posés sur la façade, lumineux, et la pénombre intérieure, qui convient, ô combien, à ce voyage en soi qui nous invite à « tout recommencer ».

Jean-François Hémery

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Revue de presse

OUEST-FRANCE

« Tout recommencer »
jusqu’au 25 avril Alençon

mercredi 14 avril 2010

Invités par l’association Pygmalion, François Kinder et Jacques de Crécy exposent depuis vendredi (et jusqu’au 25 avril) dans les caves de la halle aux Toiles.
Véritable immersion dans leur univers au travers de sculptures, d’installations et de vidéos, cette exposition ne peut laisser personnes sans avis. Très organique de part les matériaux utilisés comme le bois, où très moderne avec l’ajout de métal, « Tout recommencer » est une invitation à la réflexion.
Le vernissage qui avait lieu vendredi soir était aussi l’occasion de rendre hommage à Michel Froger de Pygmalion (disparu le 6 avril dernier) qui avait beaucoup oeuvré pour la venue de ces artistes à Alençon.
Jusqu’au dimanche 25 avril, à la halle aux Toiles. Ouvert les lundis, mardis et jeudis de 17 h à 19 h ; les mercredis, vendredis, samedis et dimanches de 15 h à 19 h. Gratuit.

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OUEST-FRANCE

Visite guidée de l’exposition par deux artistes

lundi 19 avril 2010

Les deux artistes François Kinder et Jacques de Crécy seront présents mercredi à la halle aux Toiles pour offrir aux visiteurs de leur exposition « Tout recommencer » une visite guidée de choix. Invités à exposer par l’association Pygmalion, ces deux artistes développent un univers unique où la maternité et la nature sont des éléments prépondérants.
Mercredi 21 avril, de 15 h à 19 h à la halle aux Toiles.

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C’est devant un public médusé d’environ 150 auditeurs / spectateurs que s’est produit sur la scène de la Luciole Phill Niblock, avec pour seul instrument son ordinateur, accompagné de cinq musiciens de la région : quatre guitaristes (Thierry Aurégan, Laurent Chabot, Nicolas Courtin et Yvan Etienne) et un contrebassiste (Patrice Grente), tous munis d’un E-bow (archet électronique).

Ils nous ont interprétés « Fethwork », un morceau en trois mouvements micro tonals. L’idée était de réunir autour de Phill Niblock des musiciens venus d’univers différents (classique, free-jazz, rock…) et qu’ils se retrouvent sur le plus petit dénominateur commun qui soit en matière musicale, à savoir une seule et même note que Phill Niblock combine avec ses propres enregistrements et fait interagir en en modifiant les fréquences.

A cette musique hypnotique, lancinante et assourdissante – le niveau sonore atteignait les 100 db, transformant cette expérience musicale en une expérience physique qui prit le public littéralement au corps – répondaient les vidéos projetées en fond de scène. Ces images, toujours en plan fixe, réalisées par Phill Niblock lui-même lors de ses voyages à l’étranger, témoignent du quotidien d’hommes et de femmes au travail. Ainsi défilaient à l’écran les gestes répétitifs d’un poissonnier en Asie, des ouvriers d’une scierie en Amérique du Sud, d’un tanneur en Inde… Le travail de Phill Niblock consiste donc à confronter une musique sans harmonie et sans rythme à des images sans montage et sans dramaturgie.

Sur scène, les musiciens étaient dans la pénombre. Seuls les voyants lumineux de leur E-bow qui modulait la note tenue suggéraient leur présence, ajoutant à l’austérité de la performance.

A l’issu de la prestation, les oreilles bourdonnaient et les commentaires allaient bon train. A quoi avait-on assisté ? A un concert ou à une projection de film ? Phill Niblock est-il un musicien minimaliste ou un V-J conceptuel radical ? Et ce son continu était-il agressif ou, a contrario, invitait-il à la méditation ? Quoiqu’il en soit, personne n’est resté indifférent et même si les réactions furent mitigées, les questions suscitées attestent de la curiosité du public pour de tels évènements.

Nous tenons ici à remercier l’équipe de la Luciole d’avoir satisfait pleinement aux exigences techniques et logistiques qu’imposait ce concert tonitruant qui fera date dans la mémoire des spectateurs privilégiés qui y auront assisté.

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Ayant appris que la volière de la roseraie du parc des Promenades devait être bientôt restaurée, nous avons soumis à la Municipalité un projet de Paul Panhuysen, artiste à l’œuvre polymorphe, qui travaille, entre autres, sur le chant des oiseaux. Depuis une vingtaine d’années en effet, cet artiste crée des installations électro-organiques avec des canaris, espèce connue pour ses facultés d’adaptation. Il capte, enregistre et filtre numériquement le chant des oiseaux, le transformant, et leur retransmet, via des haut-parleurs, pour qu’ils développent par la suite un nouveau langage.

La pièce proposée étant destinée à être pérenne, la Municipalité accorda son feu vert. De passage en France en ce début d’année, Paul Panhuysen vint à Alençon faire quelques repérages. S’en suivit une correspondance par mails durant laquelle le projet évolua. Plus question de créer un nouveau langage, le concept est ici totalement différent. La volière de la roseraie étant divisée en deux parties distinctes, l’idée s’imposa aux yeux (et aux oreilles !) de Paul Panhuysen de disposer deux groupes d’oiseaux de part et d’autre de la cloison centrale. Des micros capteront les productions sonores de l’un, pour les diffuser à l’autre, et inversement, cette réciprocité devant stimuler une émulation entre les deux groupes.

Le service des Espaces Verts de la ville rénova la volière selon les instructions transmises par Paul Panhuysen (couleurs des peintures, type de grillage, construction de deux sasses…). Les finitions furent réalisées par des stagiaires de l’ARSA en insertion professionnelle.

Jeudi 29 avril. Paul Panhuysen se produit avec le collectif Tilt et Patrice Grente à l’église Saint-Nicolas, à Caen, dans le cadre d’ « Interstice, rencontre des inclassables », organisée, entre autres, par Station Mir, avec qui nous sommes partenaires (nous nous séparons les frais de déplacement de la venue de Paul Panhuysen en France).

Dimanche 2 mai. Paul Panhuysen et sa femme, Helen, arrivent à Alençon pour une résidence de huit jours. Ils sont accompagnés de deux assistants, membres du collectif Tilt : Yvan Etienne (également curateur associé de cette manifestation) et Brice Jeannin, ainsi que d’un étudiant-stagiaire, Erik Avert (qui effectue son stage au sein de l’association Pygmalion en convention avec l’Ecole Supérieure d’Art de Mulhouse).

Durant une semaine, ils installent le dispositif électronique, les nichoirs et les perchoirs conçus et fabriqués par Paul Panhuysen. En fin de semaine, les canaris sont livrés. Parallèlement, ils préparent la performance sonore qui se déroulera sous le kiosque à musique du parc des Promenades le jour de l’inauguration officielle de la volière.

Samedi 8 mai. C’est sous une pluie battante qu’est inaugurée « Birdhouse, ou l’école du chant et des chanteurs », en présence de monsieur Joachim Pueyo, maire d’Alençon et de monsieur Dominique Artois, adjoint à la culture. Malgré l’averse, les canaris chantent. Et c’est à l’abri des parapluies que le public assiste à la performance « long string installation ».

Les mains enduites de colophane (résine qu’utilisent les violonistes pour faciliter l’attaque des cordes par l’archet), Paul Panhuysen, et Yvan Etienne frottent de longs câbles d’acier tendus à travers le kiosque à musique dont ils font sortir les harmoniques. En tendant l’oreille, on entend un son grave sourdre de la cave du kiosque. Par l’ouverture des soupiraux, on peut voir qu’un même dispositif est installé en sous-sol où improvisent Brice Jeannin et Erik Avert tandis que deux chanteurs, Samuel Boré et Richard Vinet, entonnent un chant mono tonal. Une demi-heure plus tard, c’est sous les applaudissements d’un public trempé par la pluie, mais ravi et conquis, que s’achève cet happening poétique et surprenant.

Parmi les spectateurs venus assister à la performance de Paul Panhuysen, on aura pu remarquer la présence du musicien Phill Niblock, en concert la veille au soir à la Luciole. Ce n’est pas un hasard bien sûr, les deux hommes sont amis et nous avons profité de leur calendrier respectif pour qu’ils puissent se retrouver à Alençon – leur recherches sonores convergent. Pour la petite histoire, le lendemain, avant leur départ, nous les avons emmenés faire le tour du marché de Courteille et leur avons fait voir les Bains-Douches en travaux. Qui sait ? Peut-être les recevrons-nous un jour à nouveau intra-muros.

La ville d’Alençon peut se prévaloir d’avoir fait l’acquisition d’une œuvre pérenne d’un artiste internationalement reconnu. De plus, la pièce « Birdhouse, ou l’école du chant et des chanteurs » connaît un franc succès auprès des promeneurs de tous âges, surpris de découvrir dans un espace public une installation ludique au cœur de notre ville.

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Revue de presse

OUEST-FRANCE

Phil Niblock à La Luciole, vraiment surprenant – Alençon

lundi 10 mai 2010

La présence de Phil Niblock à La Luciole, vendredi soir, n’aura laissé personne indifférent : il y a ceux qui crient au génie et ceux qui hurlent à l’imposture.
On ne peut pas parler de concert mais plutôt de performance. En effet, tel un chef d’orchestre, l’Américain est assis derrière ses écrans de contrôle et mène à la baguette quatre guitaristes et un violoncelliste qui, pendant toute la prestation, ne joue… qu’une note. Le tout sur fond de deux projections, dont le mélange donne une atmosphère surréaliste et oppressante. Alors génie ou imposture artistique ? Le débat reste ouvert.
En tout cas, Phil Niblock ne fera pas partie des personnes que l’on oublie.

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OUEST-FRANCE

Deux artistes invités par Pygmalion

vendredi 07 mai 2010
L’Américain Phill Niblock donnera un concert à la Luciole et le Hollandais Paul Panhuysen présentera son travail avec des canaris…


Nicolas Bardin de Pygmalion (à gauche) et Paul Panhuysen avec un de ses étranges micros dans les volières.

L’association Pygmalion a invité deux artistes : l’Américain Phil Niblock qui donnera un concert à la Luciole ce vendredi et le Hollandais Paul Panhuysen qui travaille actuellement dans les volières de la Roseraie et qui présentera au public samedi un projet aussi original qu’ambitieux.
Ceux qui connaissent le parc des Promenades et la Roseraie connaissent aussi les volières qui depuis quelques années ne renfermaient plus que quelques pigeons et qui étaient en bien mauvais état. La venue de Paul Panhuysen à Alençon va leur redonner un coup de jeune et une fonction inattendue : une oeuvre d’art pérenne et vivante ! « Je vais installer dans ces deux volières des canaris, explique l’artiste qui depuis les années 60 exerce son art dans son pays natal et dans le monde entier. Chaque volière sera équipée de micros et de systèmes d’enregistrement pour que les oiseaux communiquent. Les sons seront amplifiés créant une émulation entre les deux volières ».
Une idée née en 1990
Pour cela les services de la ville donnent en ce moment un coup de main à l’artiste et à son équipe pour redonner vie aux volières qui seront bientôt aussi pleines d’électronique que de canaris.
Quelle curieuse idée que d’utiliser des canaris pour une oeuvre d’art. L’idée est venue en 1990 à Paul Panhuysen qui devait réaliser une installation d’un mois pour un théâtre : « Le résultat a été au-delà de mes espérances car les oiseaux ont appris à communiquer et à se répondre. J’espère que ce résultat sera aussi bon à Alençon ».
L’inauguration de ces volières oeuvre d’art se fera samedi et sera suivie d’une surprise musicale dans le kiosque à musique des Promenades, Paul Panhuysen étant aussi connu pour ses performances spectaculaires.
Vendredi 7 mai, à partir de 19 h à la Luciole (171, rue de Bretagne), concert de Phil Niblock. Gratuit.
Samedi 8 mai, à partir de 18 h 30 à la Roseraie, vernissage de « Ecole du chant et des chanteurs ». Gratuit

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OUEST-FRANCE

Des parapluies pour les canaris – Alençon

mercredi 12 mai 2010

L’œuvre permanente de Paul Panhuysen dans les volières de la Roseraie (lire notre article du vendredi 7 mai) a été inaugurée officiellement samedi après-midi sous une pluie battante. Malgré ce temps déplorable une cinquantaine de personnes étaient présentes dont Joaquim Pueyo qui a rappelé « le rôle primordial des associations comme Pygmalion qui font tout pour faire rayonner l’art moderne à Alençon ».
Il ne reste plus maintenant aux canaris qu’à chanter et à apprendre un nouveau langage comme l’espère l’artiste hollandais.

Phill Niblock, Paul Panhuysen, Pygmalion et Alençon

Pygmalion s’est donné pour mission de faire connaître ici, en province, ce qui se fait en matière de création. Après la belle double exposition François Kinder et Jacques de Crécy à la Halle aux toiles, l’association a invité deux artistes de renommée internationale dont les œuvres et la manière de les donner avaient de quoi étonner.

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Phill Niblock à la Luciole, vendredi 7 mai 2010.

Sur deux écrans en fond de scène, deux films montrant des gens au travail, des gens d’ailleurs, aux gestes ancestraux, pêcheurs, maçons, bouchers…
Devant, dans l’ombre, juste cernées par la lumière irradiant des films, les silhouettes de cinq musiciens, quatre guitaristes et un contrebassiste, des musiciens d’ici.
Sur le côté, légèrement plus avancé, le maître d’œuvre, Phill Niblock, qui a lancé un enregistrement et module les sons, modèle la matière sonore comme le pétrisseur le fait de la terre.
La musique produite n’offre pas d’airs à proprement parler, rien qui ressemble à ce qui est donné d’ordinaire à La Luciole, mais une longue exploration de la même note. Un tel concert est ainsi une expérience autant pour les musiciens conviés que pour le spectateur-auditeur qui ressent physiquement même les vibrations transmises par de puissants haut-parleurs sur sa peau comme au plus profond. La chose n’a rien d’anodin, elle dérange ; perplexes certains abandonnent en cours de route, parfois lassés, parfois à regret, intrigués en tous cas. Cette musique minimaliste est toute entière riche de possibles jusqu’en ceux qui curieux l’écoutent. Elle leur paraît nouvelle, avant-gardiste ? On la pratique pourtant depuis des décennies, sans s’y être habitués sans doute – tout simplement parce qu’elle n’est donnée que trop rarement et plus encore dans nos villes de moyenne importance. Pourquoi donc faudrait-il que seules les métropoles puissent goûter de telles expériences ?

Paul Panhuysen aux Promenades du lundi 3 au samedi 8 mai 2010.

Parente de la précédente mais dans la différence, la musique produite par Paul Panhuysen et quelques acolytes, au kiosque des Promenades le lendemain, sous une pluie qui si elle avait découragé bon nombre sans doute, ne gâta pourtant pas le plaisir de ceux qui étaient restés et qui ont assisté à une création acoustique étrange, pareille à une cérémonie : glissant le long de cordes de piano tendues qu’ils frottaient de leurs mains allant et venant, les officiants, Paul Panhuysen lui-même, et son curateur Yvan Etienne, semblaient, joueurs et sérieux à la fois, habités d’un secret, et généreusement, malicieusement, ils le faisaient partager à ceux qu’ils fascinaient, et qui bientôt découvraient que les deux de dessus le kiosque avaient des complices en-dessous qui donnaient au figuré comme au propre une profondeur et une résonance bien réelle, sourdant de la terre. Union des éléments : terre, air, eau… Le feu on le trouvait ailleurs dans certains plumages…
Un peu plus loin, dans les volières de la Roseraie, les canaris jaunes, olivâtres et rouges, de la « Birdhouse », qu’avait installée Paul Panhuysen, une « école du chant et des chanteurs », où ceux de la première entendent ceux de la seconde grâce à un dispositif qui capte les chants, le bruits de becs et de pattes, et les amplifient pour exciter les ramages de chacun. L’œuvre est alençonnaise pour jamais : Paul Panhuysen la laisse en place – un événement quand on sait que d’ordinaire ses installations sont temporaires, et qu’une seule autre est pérenne en Europe. Nul doute que le soleil et la douceur revenus, le promeneur aura plaisir à observer et écouter les serins virtuoses, et gageons que ce projet particulier gagnera des adeptes, chez les enfants compris qui ont la chance d’avoir un rapport sans complication à la beauté toute simple.

Pygmalion, qui bientôt animera les Bains-Douches remodelés, existe bel et bien ! Et ce qui a déjà été produit, depuis l’ouverture ponctuelle pour les Journées du Patrimoine, impose déjà l’idée que la qualité s’impose autant que la surprise, le léger tremblement de nos habitudes. A cet égard, les interventions de Nicolas Tourte le mettaient à proprement parler et justement en lumière ! Et désormais on attend les prochaines inventions de notre association.

Jean-François Hémery

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Birdhouse, ou l’école du chant et des chanteurs, est une œuvre pérenne de Paul Panhuysen inaugurée le 8 mai dernier à la roseraie du parc des Promenades où, dans une volière à l’abandon et rénovée à cet effet, il a pu installer un dispositif sonore (micros, amplificateurs et haut-parleurs) destiné à stimuler le chant des oiseaux. Paul Panhuysen, en tant que musicien, a fréquemment improvisé avec des chorales de canaris – Paul Panhuysen and The Kanari Grand Band au Museum de New-York, par exemple. Aussi, dans le cadre de la huitième édition des Rendez-vous aux Jardins, avons-nous contacté le Kiosque des Arts, association qui a pour mission de proposer des concerts conçus pour être donnés dans des jardins publics et des lieux du patrimoine, afin qu’un(e) musicien(ne) se produise devant la Maison des Oiseaux. Julie Laillet, professeur au Conservatoire d’Alençon, est donc venue improviser durant l’après midi avec les canaris. L’expérience fut étonnante de simplicité et de poésie. Aux notes de la flûte traversière répondaient le piaillement des oiseaux et le public assista à un concert improbable, un dialogue musical entre la nature et l’humain s’accordant et se désaccordant tout à la fois, le temps d’un impromptu.

Cette collaboration entre le Kiosque des Arts et Pygmalion fut féconde et en laisse augurer d’autres. Nous comptons, dès la rentrée, dans le cadre des Journées du Patrimoine, réitérer une opération commune et ainsi asseoir les bases de notre partenariat.

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Revue de presse

OUEST-FRANCE

Les rendez-vous aux jardins
ont récolté le succès – Alençon

lundi 7 juin 2010

Démonstrations, jeux, concerts… De nombreux visiteurs ont profité des animations aux Promenades.
Sympa, l’orage. Il a eu la bonne idée de débouler en pleine nuit. Certes, on a perdu quelques degrés entre samedi matin et dimanche soir, au Parc des Promenades. Les 8e Rendez-vous aux jardins qui y étaient organisés ont néanmoins réussi à attirer beaucoup de visiteurs.
Ils ont pu s’attarder devant les nombreux stands de professionnels installés le long de l’allée centrale. Mais aussi entendre, côté kiosque, l’Harmonie d’Alençon avec un brillant programme de jazz ; et côté volière, une bien étrange conversation entre canaris et flûte traversière…
En effet, la volière accueille actuellement une œuvre de Paul Panhuysen, la « Birdhouse : école du chant et des chanteurs » : une installation offerte à la Ville par l’artiste qui permet à deux groupes de canaris de se « parler » par micros interposés. La musicienne Julie Laillet a lancé le dialogue en improvisant à la flûte traversière, prouvant que ces oiseaux étaient réellement à l’écoute et prêts à répondre à l’instrument…
À noter que cette installation, permanente, est la seconde réalisée en Europe : à découvrir absolument !

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« Courteille fête l’été » est une manifestation organisée par la Ville d’Alençon, en collaboration avec le Conseil de Démocratie locale et le Centre socioculturel de Courteille, qui rend compte des différentes initiatives entreprises sur le quartier. De fait, l’association Pygmalion se devait d’y participer. Bien que les Bains-Douches sis dans le quartier ne soient pas encore ouverts au public, il nous semble nécessaire d’être d’ores et déjà au plus prés des habitants, de leur exposer le projet et les informer de son évolution, afin qu’ils se l’approprient et qu’ils l’accompagnent dans son élaboration. Les Bains-Douches font partie du patrimoine du quartier. Leur réhabilitation en espace Inter Média ne doit en aucun cas être perçue comme une oblitération du passé – une mémoire que l’on efface – mais bien au contraire s’inscrire dans une continuité. Si l’on parle d’art contemporain en tant qu’art synchrone avec son époque, il faut aussi l’entendre en tant qu’art s’adressant à ses contemporains. L’implantation d’un espace Inter Média dans le quartier de Courteille ne peut se faire sans l’approbation de ses habitants, sans leur adhésion au projet et leur soutien.

Lors de cette manifestation fut projetée dans la salle Philippe Guenver de la compagnie de théâtre Bleu 202 une vidéo intitulée « Aperçu(s) », un montage des différentes captations des actions menées par l’association depuis le début de l’année. Dans le couloir de l’entrée étaient exposées les affiches que réalise pour nous Frédéric Desmots, graphiste de son état, qui planche dès à présent sur la chartre graphique de nos futures publications. Précisons que les locaux de la compagnie Bleu 202 sont situés dans le même bâtiment qui abrite le Centre d’Art qui, de son côté, propose des ateliers et des stages de pratiques artistiques. La réunion de nos trois structures ce jour là préfigurait une des dimensions du dessein que nous nourrissons, à savoir, à travers des échanges et des rencontres interdisciplinaires, la création d’un pôle culturel sur le quartier de Courteille.

Outre une quarantaine de visiteurs, nous avons accueillis durant l’après midi une délégation d’officiels au nombre desquels figuraient, entre autres, Monsieur Joachim Pueyo, Maire de la ville d’Alençon, Monsieur Dominique Artois, adjoint à la culture et à l’animation de la ville, Monsieur Bertrand Maréchaux, Préfet du département de l’Orne ainsi que Monsieur Christophe de Balorre, Président de la Commission de l’Education, de la Culture et du Sport au Conseil général.

La première édition de « Courteille en fête » nous aura permis ainsi de communiquer auprès de la population et des élus. A cette occasion, un flyer qui résumait les grands axes du projet et sa ligne éditoriale fut édité et distribué. Cette journée festive marquait le lancement du plan d’actions territoriales dédié au quartier mise en place par le Service Politique de la Ville de la collectivité et nous espérons, par notre présence, avoir modestement contribué à son succès.

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Lorsque la compagnie de théâtre Bleu 202 nous invite à participer à l’opération « Lèche-vitrines », un spectacle déambulatoire dans les rues du centre-ville durant la dernière semaine de juillet, nous pensons tout de suite à une artiste de nos connaissances, Marie-Noëlle Deverre, qui a déjà réalisé par le passé des performances dans des vitrines de magasins.

Contactée, elle émet le souhait de travailler avec un autre artiste de nos connaissances, Nicolas Tourte, que nous avons accueilli en résidence à Alençon au mois de février dernier. Ils s’étaient alors rencontrés, appréciés et avaient jeté les bases d’une future collaboration. L’opération « Lèche-vitrines » leur donne ainsi l’occasion de concrétiser ce projet. Nicolas Tourte répond à notre invitation et arrive à Alençon mi-juillet pour une résidence d’une douzaine de jours.

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Le travail de Marie-Noëlle Deverre est un work in progress. Une première performance, « Vivarium III », a été proposée à l’occasion des « tréteaux de Nogent » dans les vitrines de Label Friche à Nogent le Rotrou, début juillet.

« Mollusca nux », co-réalisé avec Nicolas tourte, prolonge les recherches formelles entamées dans « Vivarium III », les tirant vers l’abstraction. Plaqués sur les parois de la vitrine enduite d’une épaisse couche de vaseline, les corps emmitouflés de tissu et d’emballage plastique semblent se liquéfier. Ce ne sont plus que des silhouettes aux contours diffus qui se meuvent au rythme lancinant d’une musique répétitive. Nous quittons un vivarium pour plonger dans un aquarium. Sous la lumière noire des néons, Marie-Noëlle Deverre et Nicolas Tourte se livrent à une étrange chorégraphie qui évoque un ballet de méduses tandis que sur la façade de l’immeuble sont projetées les images vidéo d’une langue géante léchant une vitre recouverte de glucose. De par la lenteur qu’impose le dispositif (les gestes sont freinés dans leur élan par la viscosité du corps gras), « Mollusca nux » aurait pu tout aussi bien s’intituler « Traité de bave et d’éternité » si le titre n’était déjà pris.

Marie-Noëlle Deverre et Nicolas Tourte sont tous deux fascinés par les mutations du corps. De l’épiderme pour l’une, de l’organique pour l’autre. Contenance et contenu. La vitrine devient alors l’interface de leur deux univers, leur permettant de traiter du corps dans sa globalité. La rencontre de leur médium respectif participe de cette symbiose, biologique et artistique.

Cette performance aura attirée une centaine de spectateurs. Nous tenons à remercier la librairie Déo pour son accueil, la compagnie Bleu 202, avec qui nous comptons réitérer ce type d’opération, Label Friche qui a inauguré ce work in progress et Jean-Jacques Mesnard pour avoir hébergé Nicolas Tourte durant son séjour.

« Mollusca nux » marque une étape dans le travail de Marie-Noëlle Deverre mais également de Nicolas Tourte (c’est la première fois qu’il participe physiquement à une performance), travail qu’ils ont l’intention de faire évoluer à l’occasion d’un prochain happening qui se déroulera dans un lieu encore à définir. Nous prospectons d’ores et déjà auprès de structures partenaires afin que d’ici la fin de la saison 2010 / 2011 Marie-Noëlle Deverre et Nicolas Tourte puissent finaliser ce travail au long cours.

L’association Pygmalion espère ainsi, à travers de telles actions, contribuer au développement d’un réseau d’artistes afin qu’ils se rencontrent et se confrontent. Cet échange constitue un des fondements de la ligne éditoriale qui sera suivie, dans un proche avenir, dans l’espace Inter Média que seront les Bains-Douches. Parallèlement, l’association espère participer au tissage du réseau des structures culturelles existantes, que des initiatives soient prises en commun en vue de dynamiser tant la production que la diffusion de l’art contemporain en région.

Bouquet final de l’opération « Lèche-vitrines », la performance « Mollusca nux » clôturait également notre saison 2009 / 2010.

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